Protéger les océans : la nouvelle priorité de la Cop21 ?

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Depuis 10 ans, le 8 juin est considéré comme « la journée mondiale de l’environnement ». Pourtant, à l’approche de la conférence sur le climat, les petits Etats insulaires s’inquiètent toujours de la montée des eaux. Alors que plusieurs études montrent que ce phénomène risque de s’accentuer dans les années à venir, Isabelle Autissier, André Abreu et Christophe Mazurier interpellent l’opinion publique…

La terre est bleue comme une orange, en effet sa surface est recouverte à 71% par les océans. Par ailleurs, ces grandes étendues sont indispensables au bon équilibre de la planète puisqu’elles abritent 50% de la biomasse et que 40% de la population mondiale vie près des littoraux…

Malgré ces chiffres impressionnants, plusieurs menaces risquent de briser l’harmonie de ces écosystèmes. Comme le rappelle l’association Surfrider Foundation Europe, il est urgent de « mettre un terme à la pollution engendrée par les matières plastiques ». Mais la pollution est aussi le fait du trafic maritime ; Aussi la navigatrice, Isabelle Autissier, devenue présidente du WWF France demande : « Pourquoi est-ce qu’on ne ferait pas une petite taxe au mille parcouru qui permettrait de travailler sur des navires moins polluants, de protéger des zones » ?

Malheureusement, la question des océans est encore trop souvent éclipsée par la problématique de la déforestation estime André Abreu, le coordinateur de la plateforme Océan et Climat. A l’instar de de l’économiste, Jean Tirole, il est persuadé « qu’on parle de tout, sauf de l’essentiel »… Le brésilien rappelle ainsi que « le rôle du phytoplancton a été prouvé. Avec 98% de la biomasse marine (vs 2% aux poissons !), c’est lui le vrai poumon de la planète, argumente-t-il. Dire que l’Homme prend des risques si l’océan ne rend plus son service d’oxygénation, ce n’est ni une blague, ni du catastrophisme ».

Parallèlement à ces avertissements, le Premier ministre bahamien Perry Christie a demandé à l’homme d’affaires, Christophe Mazurier, d’alerter la communauté internationale sur la situation des petits Etats Insulaires. Dans une tribune au HuffingtonPost, il rappelle « que 80% de la surface du pays se situe à moins d’un mètre du niveau de la mer » alors que la hausse du niveau de la mer continue de s’accélérer.

Pour tenter de limiter les risques, plusieurs acteurs de l’économie de la mer ont signé la Déclaration de Paris sur l’Océan reprenant quatre propositions et dix-huit engagements. En effet, comme le rappelait le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, « on entend trop souvent dire que la forêt est le poumon de la planète, mais deux poumons valent mieux qu’un pour respirer »…

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